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Revue de Presse : 11 avril

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Share the post "Revue de Presse : 11 avril" À l’occasion du bicentenaire de la mort de l’Empereur, l’ouvrage Napoléon et l’Empire Ottoman aborde un pan de la diplomatie française peu connu. Yannick Guillou dépeint un jeune Bonaparte s’intéressant de près au monde arabe, et plus tard, un Napoléon initiant une « alliance de revers » ingénieuse avec les Ottomans. Philippe Goulliaud dévoile quant à lui un aspect captivant de la politique du général de Gaulle en Algérie à travers un portrait de Nafissa Sid Cara. Première femme et première femme musulmane en poste ministériel sous la Ve République, Sid Cara entreprit une réforme monumentale pour le statut de la femme en Algérie. Quelle est l’influence française sur la langue anglaise ? Dans la London Review of Books,

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Revue de Presse : 11 avril

À l’occasion du bicentenaire de la mort de l’Empereur, l’ouvrage Napoléon et l’Empire Ottoman aborde un pan de la diplomatie française peu connu. Yannick Guillou dépeint un jeune Bonaparte s’intéressant de près au monde arabe, et plus tard, un Napoléon initiant une « alliance de revers » ingénieuse avec les Ottomans. Philippe Goulliaud dévoile quant à lui un aspect captivant de la politique du général de Gaulle en Algérie à travers un portrait de Nafissa Sid Cara. Première femme et première femme musulmane en poste ministériel sous la Ve République, Sid Cara entreprit une réforme monumentale pour le statut de la femme en Algérie.

Quelle est l’influence française sur la langue anglaise ? Dans la London Review of Books, Michael Wood offre une critique de l’étude de Richard Scholar, Émigrés: French Words That Became English. Wood et Scholar soulignent des mots français devenus courants au point d’être entièrement réappropriés par l’anglais. Exempli gratia, le Président George W. Bush aurait proclamé que les Français n’ont pas de mots pour dire « entrepreneur ». L’histoire de l’immigration expliquerait les procédés particuliers par lesquels la langue anglaise est susceptible d’absorber des influences étrangères, souvent plus rapidement que les anglophones n’accueillent de nouvelles cultures. Wood conclut que « Scholar sous-estime la complexité et l’intérêt de ses propres trouvailles. Les émigrés Français mènent des vies variées en anglais et … nous aident à interroger ou enfouir notre conception de ‘l’élégance et de la plénitude de l’expression de soi’. »

Les questions de race et de chrétienté aux Etats-Unis sont, selon Elisa Gonzalez, au centre de la tétralogie des romans « Gilead » de Marilynne Robinson. Si les critiques ont tendance à minimiser la présence du péché et de la perversion dans ces ouvrages de Robinson, Gonzalez soutient que ces thèmes sont indispensables à l’appréciation de son « témoignage ». Les romans « Gilead » abordent les prêches de John Brown tout comme les portraits de figures spirituelles afro-américaines, mais oscillent également entre Le Paradis perdu de John Milton et la ville ségréguée de St. Louis dans les années 1940. Gonzalez compare habilement les écrits de Robinson à ceux de Toni Morrison, James Baldwin, et W. E. B. Du Bois.

Au moment d’une campagne infructueuse pour syndicaliser les ouvriers de l’entreprise Amazon dans l’Alabama, Sarah Leonard rapporte dans The New Republic que les immenses bénéfices perçus par le géant durant la pandémie ont leurs racines dans l’effondrement étatique antérieur. Leonard se penche sur l’écroulement de l’infrastructure publique aux États-Unis et le désespoir fiscal qui en résulte, atteignant un triste constat néolibéral : l’inégalité économique en Amérique, particulièrement dans les anciennes villes industrielles, a créé les conditions permettant une emprise totale d’Amazon sur la main d’œuvre locale.

Dans un nouvel ouvrage intitulé La Cité écologique – Pour un éco-républicanisme, Serge Audier vise à réconcilier toute divergence entre écologie et républicanisme. Fabien Escalona résume dans Médiapart qu’il est en effet nécessaire de revenir aux fondements du républicanisme – c’est-à-dire vers l’idée que la cité doit être gouvernée selon l’intérêt général – avant de pouvoir étendre cette conception de l’intérêt général à l’environnement. Audier prévient ses lecteurs de l’échec des écologistes si ces derniers manquent de s’inspirer de cette tradition intellectuelle déjà établie.

Enfin, Mario Draghi peut-il réconcilier le néolibéralisme et le socialisme ? Giuliana Chamedes écrit dans le magazine Dissent que tel est le défi posé par cet économiste récemment devenu Premier ministre de l’Italie. L’ancien Président de la Banque centrale européenne a auparavant été responsable de la politique d’austérité menée dans le sud de l’Europe, mais aussi du programme d’« assouplissement quantitatif » qui contribua à mettre fin à la crise financière sur le Continent. Aujourd’hui, Draghi se réclame d’un « socialisme économiquement libéral » et promet d’œuvrer pour l’égalité sociale en Italie suite à la crise du Covid-19. Or, pour Chamedes, il ne va pas de soi que la même politique technocratique qui a gouverné l’Europe depuis plus d’une décennie puisse résoudre les crises sociales et politiques actuelles. Ce serait même l’échec du centrisme (dont Draghi est un symbole) qui aurait facilité l’ascension de l’extrême-droite de Matteo Salvini, comme l’expliquent Matteo Pucciarelli et ses confrères lors d’un numéro spécial du Monde Diplomatique sur l’Italie.

Photo de couverture : Kiosque à journaux, 1966, Archives de la Ville de Montréal

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